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Anecdotes






UN DANGER EN AMAZONIE : LA FAIM

“Par manque de provisions, nous parvînmes à un tel état de privation que nous ne mangions que le cuir, les rubans et les semelles de chaussures, cuites avec certaines herbes…” relate le chroniqueur de l´expédition d´Orellana. C´est que la forêt, pourtant luxuriante et grouillante de vie, est plus âpre qu’il n´y parait : les fruits sont difficiles à trouver à cause de la dispersion des arbres d´une même espèce, le gibier est tout aussi dispersé que la flore et rien ne se conserve très longtemps, faute de sel.


LES CHAROGNARDS : UN SERVICE DE NETTOYAGE EFFICACE


On ne retrouve généralement aucun cadavre en Amazonie. Certains indiens, au lieu d´enterrer leurs morts, les suspendent aux arbres : deux semaines plus tard, il ne reste que les os blanchis. Tout le reste est dévoré par les animaux et les insectes.


UNE GEOGRAPHIE DIFFICILE

En 1896, un mouvement séparatiste s’empare de l’Amazonie péruvienne. De l’autre côté des Andes, Lima s’inquiète et envoi des troupes. La plupart d´entre elles est convoyée par la marine de guerre péruvienne qui passera par le détroit de Magellan, remontera tout l’Amazone pour arriver, six mois après la fin des troubles, à Iquitos.


UNE GEOGRAPHIE ETONNANTE

A l’époque du caoutchouc, quand les navires anglais remontaient directement l’Amazone jusqu’à Iquitos, quand l’argent étaient si abondant, les plus riches bénéficiaires de cet âge d’or achetaient leur vêtements à Londres ou Paris et, même, les y faisait blanchir; il vrai qu’à cette époque il était plus facile de se rendre en Europe qu’à Lima ou à Rio de Janeiro.


DES AGRONOMES SAVANTS

Certains indiens sont des experts en matière d’agriculture puisqu’ils pratiquent avec succès ce que nos chercheurs expérimentent dans leurs laboratoires. Ainsi, les indiens Kayapo juxtaposent certaines plantes de différentes espèces car il savent que cela améliorent la croissance de toutes. Ils élaborent aussi des amendements, faits de dizaines de composants, destinés à une seule culture.


LES PRIVILEGES DES CHAMANS

L’ethnologue américain Michael J. HARNER raconte dans son livre sur les Jivaros édité dans la collection Petite Bibliothèque Payot que leurs chamans jouissent de privilèges. Citons :
Les chamans sont invariablement les personnes les plus riches en biens matériels et ils admettent avec candeur qu’ils fournissent leurs services essentiellement pour obtenir des biens “
“Le guérisseur refuse souvent de rendre visite à un patient éloigné s’il n’a pas payé d’avance”
“ Les non-chamans s’importunent sans cesse les uns les autres pour des cadeaux : ils empêchent ainsi l’accumulation de richesses chez l’un ou l’autre d’entre eux. Mais les shamans échappent à cette exigence et on ne leur demande presque jamais rien, par crainte de la colère des sorciers et de la mauvaise volonté des guérisseurs”
“Pour devenir chaman, un homme doit fournir à un praticien déjà établi un don considérable qui doit avoir une valeur réelle selon les critères indigènes”.


DES MISSIONNAIRES DE BON SENS

“Les missionnaires brésiliens ne sont sûrement pas les meilleurs. A l’un, dont les relations avec les femmes étaient bien connues, on disait : “Mais enfin, mon père, ce n’est pas fort ecclésiastique ce que vous faites-là.”, ”Oh ! répondit-il avec un bon sourire, il faut bien des baptêmes...”
Henry Michaux dans son récit de voyage “Ecuador”


A PROPOS DE CANNIBALISME

Il semblerait que le cannibalisme revête souvent une forme assez éloignée de l’idée que l’on s’en fait. Nous n’avons jamais lu de description de scènes sanglantes. En revanche, dans le cadre de rites liés à la mort de proches, les Marubo brûlent leurs os et la cendre obtenue est ajoutée à certaines nourritures, les Candoshi font macérer les os dans une boisson appelée masato et les Yanomami broient les os pour les mettre dans une compote de banane.



L’Expédition Carishina, Quito, janvier 2002.